Yeau-yeau

Je suis en colère.

Je suis plus qu’en colère. Je suis furieux et révolté.

Furieux contre le système de santé français. Furieux contre les ORL de France. Furieux contre les médecins généralistes français qui ne se posent pas de questions et qui font bêtement confiance aux « spécialistes ». Furieux contre les sites « d’information santé » et leurs forums idiots.

Et furieux contre moi-même d’avoir bêlé avec le troupeau jusque là.

Je l’avais annoncé dans le post-scriptum de Ça glisse, Alice ! : je comptais bien m’intéresser à la question des aérateurs transtympaniques.

C’était au-delà de mes craintes…

Qu’est-ce qu’un aérateur transtympanique (ou trans-tympanique, alias « yoyo » ou « yo-yo ») ? C’est un tout petit tube en plastique, plus large que long d’où sa forme de yoyo, que l’on place dans le tympan de l’oreille. Le but est de maintenir une aération de l’oreille moyenne dans certains cas d’otites chroniques. Ceci concerne essentiellement des enfants, rarement des adultes.

Il y a quelques temps, je discutais avec la maman d’un petit bout de 3 ans qui a des aérateurs. Elle me disait combien c’était galère de lui faire prendre le bain. Sans compter que l’été prochain, pour la piscine, ça allait être l’enfer.

Ben oui : en France, on terrorise les parents d’enfants qui ont des aérateurs : « Pas d’eau dans les oreilles ! Surtout pas d’eau dans les oreilles !!! Sinon, ça va s’ I N F E C T E R. »

C’est ça, bien sûr, allez-y pour interdire à un enfant de 3 ans le bain et les éclaboussures… Et pour lui laver les cheveux ? Ah ça, pas de problème : vous trouverez sur le marché des tas de trucs à tous les prix : coton vaseliné, embouts en silicones, bandeaux en néoprène et autres « protecteurs ».

Pour le business des fabricants de ces machins – dont nous allons voir qu’ils ne servent à RIEN – et leurs revendeurs (les pharmaciens par exemple), ça va bien. Merci pour eux.

Et donc, voilà ce que répètent l’essentiel des ORL français, religieusement suivis par les généralistes et par les « sites santé » en langue française.

Mieux !  Voici ce que l’instance chargée de coordonner l’enseignement de l’ORL en France, le Collège Français d’ORL et de Chirurgie cervico-faciale, enseigne aux étudiants en médecine… « Ceci implique donc une restriction de l’introduction de l’eau dans les conduits auditifs externes (protection lors du bain, de la baignade, de la douche) ».

Le Bourrillon, qui est « la bible » pédiatrique des médecins généralistes français, est à peine plus nuancé.

Des preuves de ces affirmations sans appel ? Aucune.

Ce sont des conneries !

Une nouvelle fois, si vous voulez me suivre, il va falloir vous mettre à l’anglais. C’est pas marrant mais il n’y a pas le choix. (Pour ceux qui veulent zapper cette partie aride, aller directement plus bas à « De quoi en retourne-t-il ? »)

Depuis 1980, on peut trouver au moins 20 études différentes sur la question des aérateurs et de l’exposition à l’eau. Et au moins trois méta-analyses et synthèses. La majorité est étasunienne. Il y en a aussi des britanniques, françaises (mais en anglais), espagnoles, israéliennes et une dernière taïwanaise.

On pourrait commencer par la conclusion de la plus ancienne, celle de Chapman en 1980 :

« Interdire la nage aux enfants porteurs d’aérateurs est cause de souffrance, retarde l’apprentissage de la nage et des méthodes de sauvetage et ne repose sur aucune preuve publiée. »

et s’arrêter là.

Ah ben c’est sûr, c’est pas tout frais, tout frais comme étude. Trente ans quand même. Mais, depuis, rien n’est venu contredire cette conclusion. Rien.

A croire qu’on communique encore par pigeons voyageurs et que ce n’est jamais arrivé en France.

Tant qu’à avoir passé du temps à faire la recherche, voici quand même quelques arguments.

Deux études montrent qu’il faut une pression de 11 à 23 cm d’eau claire pour passer à travers un aérateur car le trou est trop petit pour que de l’eau qui n’est pas sous pression le franchisse. Avec de l’eau savonneuse, la pression nécessaire est un peu plus faible mais à peine : encore de 11 à 21 cm d’eau (Marks & Mills, 1982 et Pashley & Scholl, 1984).

On parle de pression d’eau sur le tympan. Ça tombe bien ! Une étude montre qu’après quatre minutes d’immersion continue dans l’eau, celle-ci n’atteint la surface du tympan que dans la moitié des cas. (Morgan, 1987)

Deux autres études, in vitro, ne retrouvent aucune pénétration d’eau à travers les aérateurs après une douche, le rinçage des cheveux ou l’immersion de la tête dans de l’eau claire (12,7 cm de profondeur).

Dans de l’eau savonneuse, l’eau pénètre dans 10% des cas. En cas d’immersion dans une piscine, la pénétration de l’eau n’est significative que pour des profondeurs supérieures à 60 cm. (Hebert & al., 1998)

Et si l’eau arrive quand même dans l’oreille moyenne ? Une étude faite sur des cochons d’Inde montre que de l’eau de bain introduite dans l’oreille moyenne cause une inflammation mais que ce n’est le cas ni avec de l’eau de piscine, ni avec de l’eau de mer. (Smelt & Monkhouse, 1985).

Plusieurs études se sont penchées sur la question de savoir s’il y avait plus d’infections chez des enfants que l’on autorisait à nager en piscine que chez ceux à qui on l’interdisait. Elles vont toutes dans le même sens : il n’y a aucune différence ! Certaines études semblent même mettre en évidence un supplément de risque chez les enfants à qui l’on interdit la piscine !  (Chapman, 1980 ; Smelt & Yeoh, 1984 ; Sharma, 1986 ; Wight & al., 1987 ; Cohen & al., 1994 ; Salata & Derkay, 1996 ; François & Benzekri, 1998 & Wang & al., 2009)

Ah ben, ça… Mais si on veut vraiment être sûr, il ne vaut quand même pas mieux utiliser des bouchons d’oreille ? Eh non ! Quatre études nous disent que, au mieux ils n’apportent rien et que, probablement, ils augmentent le risque d’infection ! (Arcand & al., 1984 ; Becker & al., 1987 ; Parker & al., 1994 & Goldstein & al., 2001)

Ce n’est pas très étonnant puisque ces bouchons semblent favoriser la pullulation des bactéries dans le conduit auditif. (Brook & Coolbaugh, 1984)

Bon, mais plonger, ce n’est pas bon quand même. Eh bien, oui mais non. Dans deux études, plonger était autorisé (jusqu’à 1,80 m de profondeur chez Salata & Derkay) et on n’a pas retrouvé de différence. (Sharma, 1986 & Salata & Derkay, 1996)

Plus précisément, une étude est très intéressante. Elle montre que ceux qui plongent ont 6 fois plus de risques d’infection que ceux qui s’en abstiennent. Oh mon Dieu, six fois plus !

Oui mais… Six fois plus de risque, ça veut dire en l’occurrence, qu’ils ont eu en moyenne une infection pour 100 journées avec piscine au lieu d’une infection pour 600 journées avec piscine. Ça relativise quand même bien les choses. (Loundsbury, 1985)

Et, au final, on a donc trois méta-analyses (Pringle, 1993 ; Lee & al., 1999 & Carbonell & Ruiz-Garcia, 2002) et deux synthèses (Pringle, 1992 & Goldstein, 2004) qui reprennent l’ensemble de ces études.

***

De quoi en retourne-t-il au final ?

***

Ce qui est sûr :

  • Autoriser la piscine, y compris en mettant la tête sous l’eau, sans protection particulière n’expose à aucun risque supplémentaire !
  • Il en va de même avec la douche et le rinçage des cheveux à la douchette. Aucune protection n’est nécessaire.
  • Les bouchons d’oreille sont au mieux inutiles, au pire nuisibles en augmentant le risque d’infection. Les autres types de protection sont inutiles.

Ce qui est probable :

  • L’eau de mer n’est probablement pas plus dangereuse que l’eau de piscine mais ça n’a été étudié qu’en laboratoire.
  • Plonger la tête sous l’eau jusqu’à 60 cm de profondeur (et peut-être davantage) n’augmente peut-être pas le risque d’infection, ou alors de manière très marginale. Ce n’est peut-être pas une très bonne idée mais ce n’est pas dramatique si vous voyez votre enfant plonger occasionnellement.
  • Il n’est probablement pas très souhaitable d’immerger la tête dans l’eau du bain. D’une part, l’eau savonneuse pénètre un tout petit peu plus facilement que l’eau claire à travers un aérateur. D’autre part, l’eau du bain contient beaucoup de germes venant de notre peau. Pas de soucis si l’enfant joue et s’éclabousse un peu mais, pour rincer les cheveux, mieux vaut le faire à la douchette qu’en trempant la tête sous l’eau. Ceci dit, ça correspond à des données de laboratoire et à des hypothèses raisonnables mais il n’existe aujourd’hui pas de preuve que l’eau du bain augmenterait vraiment le nombre d’infections.

En conclusion :

Comme pour les frottis sans lubrifiant, la grande majorité des médecins français se contente de répéter et de faire « comme on a toujours fait » sans remettre en cause ces habitudes et sans chercher à savoir si ceci repose sur des connaissances scientifiques validées. Pour les généralistes, ça peut être compréhensible (honnêtement, il faut être motivé pour passer un dimanche à chercher toutes ces références en anglais). Pour les spécialistes, et en particulier pour les enseignants, c’est inadmissible.

Combien d’enfants doivent-ils encore être privés de piscine, d’apprentissage de la natation ou, tout simplement, des joies du barbotage ?

Combien de parents doivent-ils encore être emmerdés, terrorisés et culpabilisés ? Combien faut-il leur faire dépenser pour l’achat de gadgets chers et inutiles ?

Tout ça, pour rien.

***

Edition le 12/02/2011 :
Mise à jour des liens bibliographiques grâce à Jaddo.
Référence complémentaire non mentionnée dans le billet original : Silimy & Bradley, 1986

53 commentaires à “Yeau-yeau”

  • Kcenia :

    j’en ai vu tellement autour de la grossesse des trucs comme ça, des pratiques qui perdurent en france mais dont on se passe très bien ailleurs …

    j’ignore s’il y a une particularité française pour le ‘c’est comme ça que l’on a toujours fait’

    ça doit être décourageant sur les bords, mais je ne peux que me réjouir de ce que des médecins français synthétisent et relaient ce genre d’infos

    autant de patientes qui ne passeront plus pour des folles qui passent trop de temps sur doctissimo 😀

  • 10lunes :

    Oui combien de pratiques inutiles sinon dangereuses ont été recommandées par la faculté de médecine en s’appuyant sur un soi-disant bon sens plutôt que sur de réelles preuves.
    Nous nous devons chacun d’être vigilant mais il serait bon aussi que ceux qui nous forment s’attachent à savoir de quoi ils parlent.
    Combien d’années a t-il fallu entre les études internationales prouvant sa quasi inutilité et les recommandations françaises sur l’inefficacité d’une épisiotomie systématique à l’accouchement… ? Combien d’années à recommander de coucher un nouveau-né sur le ventre, à l’inverse des autres pays d’Europe avant de découvrir que l’inverse divisait la mort subite du nourrisson par 4…
    Merci pour l’analyse des yo-yo.. je saurai transmettre le message

  • don diego de la vega :

    et les yoyos ça sert à quoi?
    y-a-t-il des études randomisées contre placebo prouvant leur efficacité? j’en doute mais je suis preneur

  • Me Didine :

    Bravo pour cette synthèse, je relairai l’info aux patients, c’est sur… Merci de passer du temps à lire et de nous le transmettre…

  • Duracell :

    Question:
    quelle était l’osmolarité de l’eau de ces expériences? Quelle était la position de la tête? était-ce de l’eau de piscine?
    Avant d’interpréter la « science » quand on n’a pas une once de d’esprit critique lucide, il vaut mieux s’abstenir…

  • Borée :

    @ don diego de la vega
    Votre question n’est pas du tout inintéressante. De mon expérience personnelle, il y a des cas où la mise en place d’aérateurs apporte une vraie amélioration clinique. Mais nous savons bien que « l’expérience personnelle » n’est absolument pas une preuve scientifique.
    Vous pourrez trouver un début de réponse (en anglais) ici : http://www2.cochrane.org/reviews/en/ab001801.html
    D’après cette synthèse du réseau Cochrane, les aérateurs apportent une amélioration à court terme de l’audition mais il ne semble pas exister de preuves d’un effet sur l’acquisition du langage.

    @ Duracell
    Je ne sais pas si c’est à mon sujet que vous déplorez l’absence d’esprit critique. Il ne me semble pas en manquer…
    Visiblement, vous vous êtes concentrés sur les études les plus « physiopathologiques ». Elles sont intéressantes pour comprendre certains mécanismes mais, finalement, peu pertinentes pour notre pratique.
    Parmi les études que je cite, il y en a au moins 9 qui se sont appliquées à des situations réelles, essentiellement en comparant deux groupes d’enfants que l’on autorisait ou pas à nager en piscine. Ces études « de la vraie vie » sont les plus intéressantes pour apporter des réponses pratiques à nos patients.
    Pour répondre plus précisément à vos questions, dans ces études, il s’agissait bien d’eau de piscine. La position de la tête d’un enfant s’amusant dans une piscine doit être assez variable. Quant à l’osmolarité, je n’en sais rien, mais je crois qu’on s’en fiche un peu puisque ce qui nous intéresse vraiment, encore une fois, c’est le résultat clinique pour nos patients.

  • marceldo :

    Bonjour,

    je nuancerais un peu vos propos. En effet, le dogme de la protection contre la pénétration d’eau est depuis longtemps remis en cause au sein de l’ORL pédiatrique. La recommandation la plus admise est d’éviter la tête sous l’eau dans la baignoire. Il faut aussi relativiser l’importance et le danger éventuel d’une infection à la suite de la pénétration de germes dans l’oreille moyenne. Un simple traitement local suffit le plus souvent à régler le problème. Et les otites externes ça existe aussi, on empêche pas les gens de se baigner car ils risquent d’en avoir une….

    Cordialement

  • TISSERANT Jean :

    Bonjour,
    Tout à fait d’accord avec certains de vos arguments mais ne soyez pas si « furieux » contre les ORL !. Il y a très probablement beaucoup « d’accidents » avec introduction d’eau qui n’entrainent aucune conséquence. Cependant, en tant qu’ORL, je peux vous affirmer qu’à chaque fois que je vois un enfant porteur d’aérateurs dont l’oreille suppure, c’est parce qu’il y a eu introduction d’eau ! Les suppurations récidivantes même bien traitées entraînent des risques d’apparition d’une perforation tympanique résiduelle. Il faut bien faire la part des choses entre ce risque et le retard à l’apprentissage de la nage et surtout, l’expliquer aux parents.

    Cordialement.

  • Philippe :

    Je suis ORL et cela fait bien longremps que je laisse les enfants et les adultes aller à la piscine, se laver les cheveux sans la moindre précaution quand il ont des aérateurs trans-tympaniques. Seule contre indiaction: la plongée sous marine mais à 3 ans….

    Bien cordialement

  • BRANGE JF :

    Bonjour, merci pour votre excellent blog, vous cherchiez un sujet intéressant, « les recommandations pour la réalisation du frottis cervico vaginal » pourrait donner matière à réflexion

  • api listen :

    Il est vrai que l’on apprend des bêtises en médecine, mais nous sommes des médecins adultes et nous ne sommes pas obligés de croire tout ce qu’on nous dit. Cela se vérifie en plus quand on passe d’un service à l’autre dans la même spécialité. Chaque patron a ses marottes.
    Je viens d’écrire un article où je râle … En effet, des ORL injectent dans l’oreille , via des diabolos, des produits qui sont toxiques pour l’oreille interne ou sectionnent le nerf vestibulaire pour traiter vertiges et acouphènes récalcitrants. Bilan de l’opération cophose, paralysie faciale et souvent persistance des vertiges et des acouphènes. De quoi être écoeurée. Je reçois ces « échecs » à remonter en psychosomatique ORL. Pour échanger:
    blog:api.listen.overblog.com ou acouphenes.over-blog.org

  • Snowflake :

    Bonjour,
    Je suis ORL. Bravo pour votre recherche – et non, votre Dimanche de recherche n’est pas perdu.
    Vous avez mille fois raisons.
    C’est la meme chose pour l’interdiction de ne pas se nettoyer les oreilles avec un coton tige.
    Remarquer ca fait une consultation pour un bouchon de cerumen . . .No comment

  • Borée :

    @ Marceldo, Philippe et Snowflake
    Merci de me rassurer. L’introduction de mon billet est volontairement rentre-dedans et excessive. Je suis certain que ce ne sont pas tous les ORL de France qui relaient ces messages erronés, vous en êtes la preuve. Mais je pense que c’est malheureusement le cas de beaucoup. C’est par exemple le cas de la plupart de mes correspondants habituels et des informations que l’on peut glaner sur le net.

    Et, c’est le cas de « l’enseignement aux étudiants de Médecine » délivré par le Collège français d’ORL.

    Très franchement, ma colère était surtout dirigée contre moi-même. Ça faisait un moment que j’avais un petit coin de ma tête qui me disait « Mais pourquoi donc de l’eau propre comme celle du réseau entraînerait des infections ??? » et pourtant, par paresse, parce-qu’on-a-toujours-autre-chose-à-faire, je ne suis pas allé chercher les réponses et je me suis contenté de répéter ce que l’on m’avait appris.

    @ Dr Tisserant
    Merci de votre contribution mais je crois que vous faites une erreur de raisonnement assez répandue.
    Vous dites : « je peux vous affirmer qu’à chaque fois que je vois un enfant porteur d’aérateurs dont l’oreille suppure, c’est parce qu’il y a eu introduction d’eau ».
    Or, ce que l’on pourrait éventuellement dire c’est : « je peux vous affirmer qu’à chaque fois que je vois un enfant porteur d’aérateurs dont l’oreille suppure, il y a eu introduction d’eau ».
    La relation de cause à effet n’est pas du tout prouvée.
    Je suis certain que si l’on prend un enfant de 3 ans porteur d’aérateurs, qu’il soit infecté ou non, et si l’on demande à la maman « Vous êtes sûre, absolument, totalement sûre, qu’il n’y a pas eu d’eau dans les oreilles ? », on aura toujours une réponse du genre « Oh ben peut-être un peu : il s’est éclaboussé dans la baignoire / il a pris une douche / il avait oublié ses bouchons d’oreille / je n’avais peut-être pas bien tenu les gobelets en plastique … ».
    Tout simplement parce qu’être sûr à 100% qu’il n’y ait jamais, jamais d’eau dans les oreilles chez un jeune enfant, c’est tout simplement impossible dans la vraie vie.
    Encore une fois, il n’y a que les études prospectives comparatives pour pouvoir établir une relation de cause à effet. Or celles-ci nous disent que, dans ce cas, il n’y en a pas.

  • KLOK :

    Bonjour,
    Bravo pour votre blog.
    Vous avez raison, la science n’avance qu’en remettant en cause les convictions acquises.
    Cependant, en plus d’avoir une base scientifique, la médecine demeure encore (un peu) un art. Les pratiques diffèrent un peu selon les praticiens. Il y a beaucoup de dispositifs intra-tympaniques différents, faisant appel à des matières différentes, et des formes différentes. Nous devrions nous interroger sur les différents coefficients de tension superficielle, et les diamètres internes des dispositifs, comparer ceux des différentes études, et ceux des dispositifs que nous utilisons, avant de proclamer une loi générale. Ce d’autant plus que l’écologie bactérienne des conduits auditifs peut éventuellement être influencée par les conditions géo-climatiques, et il n’est pas certain que ce qui est vrai dans un climat chaud et sec, le soit en climat froid et humide (la vitesse de l’évaporation de l’eau des conduits auditifs ne suivant pas forcément les mêmes courbes, selon les conditions externes).
    Pour ma part, si je suis bien content de pouvoir m’appuyer sur l’ « evidences based medecine », j’ai – honteusement – la faiblesse de penser que nos maitres étaient détenteurs d’une expérience que je n’aurai jamais (l’exercice ayant changé) et qu’aucune étude, fut-elle anglo-saxonne, ne saura entièrement remplacer. Aussi, je garde prudemment leurs conseils en tête, et continue à prodiguer des conseils d’éviction, ayant remarqué, comme le Dr Tisserand, les fréquentes associations entre l’exposition des yoyos et la survenue d’otorrhée (dont le mécanisme demeure toutefois obscur…).
    Cela dit il n’est pas question de culpabiliser qui que ce soit, et un conseil n’est jamais qu’un conseil.

  • Pannetier Bruno :

    Bonjour!

    Moi aussi ORL, je me suis depuis longtemps posé la question de la baignade et des Aerateurs Trans-Tympaniques ( ATT ). Tout comme vous, je pense qu’il faut beaucoup de pression pour vaincre la tension superficielle régnant dans la lumière d’un ATT ( et a fortiori d’un T-Tube), en teflon ou autre matière hydrophobe, pour qu’il y ait pénétration d’eau dans la caisse tympanique. Et puis? De l’eau propre dans une cavité aerienne y provoqu’elle toujours une surinfection? Quand vous plongez de très haut et que de l’eau rentre dans les sinus (cela fait un peu mal) avez vous obligatoirement une sinusite? Pour ma part, je n’interdis pas la piscine et les sports nautiques, sauf bien sûr la plongée sous marine, je conseille le port d’un bandeau ( pas un bonnet) d’oreilles en élastomère pour éviter la pénétration violente , sous pression, d’eau lors des plongeons.

    Tout ORL a également remarqué qu’un enfant enrhumé avait de grandes chances d’avoir une otorrhée sur drain, surtout si on lui balance des lavages de nez sous pression à la seringue, ou bien s’il s’agit d’un renifleur chronique. Donc pour moi, les otorrhées sur drains sont beaucoup plus liées à une infection rétrograde d’origine nasale que d’origine exterieure par pénétration d’eau. Ce genre d’otorrhée s’arrange d’ailleurs très bien avec la guérison de la rhinite, et avec quelques gouttes locales non ototoxiques… (il n’y en a que deux disponibles..)

    Tout ceci est effectivement frappé du sceau du bon sens, et il est nuisible d’enseigner aux futurs médecins un dogme qui ne repose pas sur une réalité observable sur le terrain.

    Posons nous la question de comprendre pourquoi: l’enseignement de nos étudiants n’est-elle pas faite par des professeurs de CHU…qui la plupart du temps n’ont pas posé un ATT depuis des années, ce qui est d’ailleurs normal car ils ont d’autres choses bien plus difficiles à faire….Voila pourquoi l’apprentissage au contact de l’ORL de base, de ville ou de campagne, dont je suis, devrait être obligatoire pour tout étudiant, ne serait-ce que quelques après-midi, pour évacuer toutes ces idées reçues…

    Bravo pour votre blog, qui a le mérite de revenir à des choses simples, mais ô combien quotidiennes!

  • duruisseau :

    Bonjour,
    je suis ORL et votre avis est interressant quoique peut etre pas tres nuancé.

    Je suis un peu surpris que vous ne fassiez pas mention des différents type d’ATT utilisés: les T Tubes qui possèdent un fût long et qui ne posent pas de problème pour la baignade et les autres (types SHEPARD) qui possedent un fût court et qui eux, sont, dans mon experience nettement plus sensible à l’eau, en particulier savonneuse

    Cette distinction n’est pas non plus faite dans les papiers qui sont cités. Par ailleurs, il me semble que l’attitude vis a vis des yoyos et de la baignade, fait toujours débat même aux états unis.

  • doclili :

    Merci beaucoup pour ce temps passé et votre réflexion.
    Une question me vient à l’esprit : est-ce que les solutions auriculaires type ofloxacine pénètrent alors bien puisque on ne les introduit pas sous pression (même si on les laisse plusieurs minutes) ?
    mystère et boule de gomme …
    Je rebondis sur le commentaire précédent : j’ai regretté au cours de ma formation de ne pas être allée faire un tour chez l’ORL ou l’ophtalmo libéral qui voit des pathologies fréquentes de la vraie vie, et accessoirement de savoir examiner un tympan avant mon stage en pédiatrie !
    (j’ai réussi pour la dermato à voir des consultations « courantes » et cela m’a beaucoup apporté)

    A bientôt

  • Laurent AMANOU :

    bonjour,
    je suis moi aussi ORL et votre blog est de bon sens, cela dit, il ne faut pas etre dogmatique mais pragmatique.
    Je dis toujours aux parents, laissez le vivre normalement. Si il fait une infection à la suite de la pénétration d’eau, alors on le protegera, cela ne concerne que 10% des enfants. Le problème pour ceux qui ne savent pas nager est que la premiere chose que font les maitres nageurs est de faire chercher un objet au fond du petit bains pour habituer les enfants au contact de l’eau, là cela pose probleme avec un ATT. Donc nager en piscine ou à la mer avec des brassrds, sans probleme, apprendre à nager peut poser quelques problèmes. Tout ceci se resout facilement avec la discussion avec les parents. Certains cependant sont plus royalistes que le roi et veulent à tout prix « proteger » leur petit trésor contre tout alea de la vie… la faute n’est pas qu’au médecin. cela dit dans l’ensemble, je suis d’accord avec votre analyse et je vais d’ailleurs m’empresser de pomper vos références. Merci d’avoir passer un dimanche à ma place 😉

  • Borée :

    Je ne m’attendais pas à un tel succès auprès des ORL ! Flatté par l’honneur.

    @ duruisseau
    On pourrait en effet très bien imaginer qu’il y ait une différence entre les différents types d’aérateurs. Je ne suis qu’un modeste généraliste et nous arrivons là aux limites de mes compétences.
    Toujours est-il que je n’ai trouvé aucune étude qui prouverait un excédent de risque pour tel ou tel type d’aérateur et que, quoi qu’il en soit, que l’eau pénètre ou non, on voit assez mal comment de l’eau du réseau ou de l’eau chlorée pourrait provoquer une infection.

    @ Bruno Pannetier et doclili
    Vous pointez très justement une question qui ne m’a jamais traversé l’esprit.
    Je suis un ferme défenseur des stages chez le praticien pour la spécialité que je connais : celle de médecine générale. C’est en effet dans nos cabinets qu’on peut approcher des pathologies de la « vraie vie » avec tout leur contexte qu’on ne voit jamais dans le milieu hospitalier.
    Pour ce qui concerne les autres spécialités, je ne m’étais tout simplement jamais posé la question mais il me semble que c’est frappé au coin du bon sens de penser qu’elles auraient aussi à gagner à avoir une approche, même brève, de l’exercice de ville.

    Merci d’enrichir ma réflexion…

  • schwob :

    bonjour je suis ORL (et hardi) de province et cela doit faire 15 ans que je n’interdis plus la baignade aux porteurs d’aerateurs .
    Rien de nouveau donc et pas de quoi se mettre en colère saperlipopette
    Quand aux études contre placebo euh ..; on ne peut , par definition , remplacer une intervention par un placebo
    cordialement

  • marmouset :

    bonjour. Je suis ORL.
    Pas mal de sortir de la langue de bois ! Sympa de s’énerver un peu (dans notre monde policé) ! Bravo pour le travail bibliographique et l’indépendance d’esprit ! Et quel courage de remettre en cause le sacro saint principe de précaution, érigé en dogme actuellement, qui transcende tous les partis et les opinions..

  • Valérie L-R :

    Bonjour, je suis ORL
    Et voilà, sur notre forum ORL une enième discussion repart sur « précautions ou pas » , on tend vraiment vers le fait religieux, quand les preuves sont là mais sont contestées…
    Pour ma part bien sûr je ne demande pas de prise de précaution en dehors de l’eau savonneuse (et cette dernière réticence sera probablement balayée par vos références ) Mon collègue n’étant pas du même bord je suis amenée à expliquer mon attitude aux patients, photocopies d’article à l’appui.
    J’ai été amenée à voir une petite patiente pour otorrhée sur DTT, sa maman , à qui j’avais bien expliqué la problématique, me dit: « vous vous rendez compte, hier j’ai failli l’amener à la piscine . Si je l’avais fait on m’aurait dit que c’est à cause de la piscine que l’oreille coule »…..

  • Cappa :

    Bonjour ,

    Bien loin de vos préoccupation de médécin , n’ayant certainement pas une once de vos connaissance , simple Maman que je suis , je me permets de prendre la parole parceque moi aussi je suis furieuse .

    Ma fille Lily a ces fameux Yoyo depuis 2 mois .

    Mon ORL , a semble t-il pris le même partit que vous en me conseillant de la laisser aller à la piscine sans soucis et de ne rien changer au quotidien …

    Trop sage pour contredire un médecin , nous voilà un mois après à la piscine en famille .

    Puis de nouveau dans le cabinet du médecin 2 semaines de plus après car ma fille pue !

    Oui , elle pue , une odeur d’egout provient de son oreille .

    « Ca coule , c’est normal , oflocet »

    Tjrs aussi confiante en mon médecin , nous suivont le traitement indiqué avant de nous rendre à l’évidence qu’il y a un soucis .

    Fièvre , douleurs , odeur presque insupportable …

    Ne pouvant me recevoir en urgence , je me rends dans le cabinet d’un autre ORL .

    Stupéfait de voir l’etat de l’oreille de ma fille , après un « aspirage » d’oreille , le médecin prescrit antibio , codéïne et un prélèvement .

    Il me demande alors « Vous lui avez mis la tête dans une bassine ou quoi ? »

    « Oui oui , une très grande bassine genre 4 *12 , pourquoi ? »

    Et là j’ai droit à l’autre version : pas de piscine , pas d’eau lors de la douche sinon infection ! »

    Ok , c’est pas nouveau , les médecins sont rarement d’accord entre eux ( Comme un vague retour en arrière quand je me demandais si je devais laisser mes enfants avoir une certaine grippe pouvant les tuer ou les vacciner contre cette dîte grippe avec un vaccin qui pouvait les tuer … bref )

    Mais alors voilà , quand ma fille s’est faite opérée , j’ai eu presque un bouquin en 15 tomes sur les risques de l’anesthesie .

    J’ai tout lu , j’ai signé en connaissance des choses .

    Alors pourquoi , les medecins s’autorisent t-ils de donner ce qui est en faite une « conviction personnelle » à leur patients au lieu de leur donner les cartes en mains en les informants simplement et en les laissant par la suite prendre leurs responsabilités !?

    Ok , la piscine et les shampoing ne provoque pas d’infection .

    Alors ma fille , elle l’a eu comment la sienne ?
    C’est la faute à pas de chance ?
    La 1 sur 5000 ? ( ou mais pas de chance c’est la mienne )

    Mince alors ….. Et si c’etait le vaccin contre la grippe A ?

    😉

    • Borée :

      @ux confrères ORL
      Merci pour vos messages. J’ai bien l’impression en effet d’avoir abordé un point qui tient de la controverse religieuse. Je dois bien avouer que je suis un peu frustré de ne pas pouvoir suivre le débat sur votre forum puisqu’il faut montrer patte blanche (prouver sa qualité d’ORL) pour y avoir accès. 🙂

      @ Cappa
      Merci de votre témoignage qui suscite plusieurs réflexions de ma part.

      Les médecins ne sont effectivement pas toujours (pas souvent ?) d’accord entre eux parce qu’il y a bien des domaines de la médecine où il n’y a pas une seule réponse possible, où les données de la science ne nous permettent pas de trancher ou pour lesquels plusieurs chemins arrivent au même but.
      Dans ce cas, il y a la place pour « l’expérience personnelle du médecin » et pour les « préférences du patient » (cf. le trépied de l’EBM).
      Toutefois, à chaque fois qu’elles sont disponibles, les données actuelles de la science doivent nous donner des repères qui évitent de faire n’importe quoi. Dans un tel cas, on ne « prend pas parti », on se conforme ou pas aux données scientifiques.

      « Donner les cartes en mains et informer simplement » les patients est un objectif essentiel de notre métier et il faut autant que possible s’en donner les moyens. Mais la médecine est compliquée : donner une information, à la fois exacte ET complète ET nuancée quand il y a des incertitudes ET suffisamment simplifiée pour être compréhensible, c’est toujours tenter un peu la quadrature du cercle.

      Il est parfois très difficile pour le patient, surtout dans la société actuelle, d’entendre que nous n’avons pas toujours non plus de réponse à la question « pourquoi ? ». « Comment » votre fille a-t-elle eu sa surinfection de l’oreille ? Je ne sais pas et personne ne le saura vraiment avec certitude. Surtout que ce n’est pas vraiment un évènement très rare (bien plus fréquent que 1 sur 5000). « Ça arrive. » est probablement la seule réponse exacte même si elle n’est pas très satisfaisante.

      La tentation peut alors être d’invoquer un motif pas forcément exact mais qui va permettre d’apporter une réponse au patient. Valérie L-R l’a parfaitement illustré dans son commentaire juste au-dessus : « Vous vous rendez compte, hier j’ai failli l’amener à la piscine . Si je l’avais fait on m’aurait dit que c’est à cause de la piscine que l’oreille coule ».

      Pour prendre un autre exemple, j’ai lu récemment une étude qui démontrait que les variations de pression atmosphérique n’ont statistiquement aucun impact sur l’intensité des douleurs d’arthrose des personnes âgées. Pourtant, combien de fois entendons-nous « Mes rhumatismes me font mal, c’est normal il va pleuvoir » ? Et bien souvent, le médecin va lui-même aller dans ce sens en disant « Pas étonnant que vous ayez plus mal aujourd’hui, vous avez vu le temps ? ». Ce n’est pas scientifiquement exact mais ça permet de donner une réponse plus « entendable » qu’un simple « C’est comme ça » et d’essayer de faire comprendre que, en fait, on ne sait pas…
      Croyez-moi, j’ai beau être le plus rationnel possible, essayer de toujours expliquer, ça m’est déjà arrivé de botter ainsi en touche.

  • Thierry Van Den Abbeele :

    Cher Collègue
    Je suis moi-même ORL pédiatrique et certains me reconnaîtrons ici au vu mon de patronyme quelque peu exotique…
    J’adhère complètement à vos conclusions concernant les aérateurs trans-tympaniques et les précautions des baignades qui restent une affaire de bon sens. C’est le discours que je tiens depuis fort longtemps.
    Il me paraît illusoire et terriblement frustrant d’empêcher un jeune enfant de se baigner en mer ou à la piscine. Il est vrai que le type d’aérateur a tout de même son importance, cela ayant été parfaiment montré y compris sur certaines études utilisant des modèles artificiels d’oreille moyenne, comparant aussi eau douce ou salée et eau savonneuse.
    Il est aussi clair que l’eau du bain n’est pas vraiment propre, et que les shampoings sans protection, le jet de la douche dirigé vers l’oreille ne sont pas à recommander.
    La protection de l’oreille lors de ces circonstances comme un shampoing n’est pas toujours simple, certains parents m’ont transmis leurs trucs, allant du classique bol-verre sur l’oreille à la « vizirette » fournie avec certaines lessives liquides !!!
    En cas d’accident ou après les baignades, il me semble important aussi de bien sécher l’oreille (séchoir en position froide !)afin d’évaporer une humidité résiduelle locale pouvant favoriser une otite externe. La plupart des surinfections sur yoyo surviennent à partir des germes du conduit ce qui explique les bactéries retrouvées.
    Et si l’otorrhée survient quand même ??? cela ne doit pas être considéré comme dramatique, les traitements locaux ayant fait preuve de leur efficacité. Les conséquences à terme sont en général minimes.
    A titre personnel, je trouve que les discours véhiculés par certains médecins (y compris de ma discipline) concernant les risques de « surdité » faisant suite à une otite séreuse (traitée ou non) sont disproportionnés par rapport à la réalité des quelques 2-3 % de complications réellement graves. Il ne sert à rien de « paniquer » les parents pour les rendre plus responsabilisés. Par contre, la nécessité d’un suivi 2 fois par an des enfants porteurs d’otite séreuse a fortiori avec aérateurs, comportant une otoscopie de qualité et un contrôle annuel de l’audition sont indispensables.
    Bien entendu, ceci est à moduler en fonction de l’aspect des tympans et des niveaux auditifs.
    Votre conclusion me semble donc adaptée même si je ne me hasarderais pas à la comparaison avec les frottis…

  • isaline :

    Rooooo….ET dire que mon zouzou a été privé de piscine, ou alors affublé de ces protections tympaniques qui se perdent, dérangent énormément…POUR RIEN!!
    Pfff…Je montrerais votre article, et tous ses liens au prochains parents d’enfants à « yoyo » que je rencontrerai, leur éviter ces frustrations inutiles :-S
    Merci!

  • Jaddo :

    Hey copain,

    Comme j’ai sauvagement pompé, comme tu le sais, ton article excellent pour mon RSCA, figure toi que je me penche sur la biblio. C’est pas « Richard &all », c’est son fucking prénom, Richard.

    C’est Hebert RL II, King GE, Bent JP III. Tympanostomy tubes and water exposure: a practical model. Arch Otolaryngol Head Neck Surg. 1998;124(10):1118-1121 en long dans les saletés de jolies normes.
    Hebert & all si tu veux raccourcir.

  • Borée :

    Références bibliographiques mises à jour. Merci Jaddo !

    Effectivement, Richard et Hebert étaient les deux faces de la même pièce !

  • juls :

    Aaargh !!!
    Dire que mon loulou est privé de piscine et de mer depuis janvier 2010… (dommage quand on habite en finistère…)
    Ici on a entendu SURTOUT PAS de piscine…
    Ma voisine toubib m’a dit mercredi exactement ce que je viens de lire…
    Mon homme est perplexe…donc je pioche le net en recherche d’infos !
    Alors MERCI ! Mon Troiz va pouvoir retourner à la piscine, sa grande privation de l’an dernier, et enfin apprendre à nager !!

    • Borée :

      Merci à vous : ce message ne fait que me conforter dans l’intérêt qu’il y a à partager ainsi nos connaissances.
      Et bravo à votre toubib de s’être tenue au courant.

  • Aurélie, 2 fois maman et puéricultrice :

    Merci pour votre blog. Enfin des propos basés sur des études et non pas sur les avis perso de chacun qu’il soit médecin, orl ou forum de discussion. J’envisage la pose des yo-yo de mon fils (15 mois) beaucoup plus sereinement et mon portefeuille aussi (je m’apprêtais à acheter un bandeau néoprène et des bouchons sur mesure). A nous les joies du bain sans avoir peur des éclaboussures de la petite piscine que nous ne voulions plus acheter pour l’aînée…
    Je compte bien en rediscuter avec l’équipe de pédiatres avec laquelle je travaille.
    Merci

  • truiss :

    Bonjour,

    Merci pour votre article et pour tous les commentaires d’ORL qui suivent…
    Mon fils de 7 ans porte des t-tube depuis l’âge de 13 mois avec un retrait entre 5 ans 1/2 et 6 ans 1/2 car son tympan avait rejeté les t-tubes sans les expulser ce qui les avait fait saigner et abîmés. Bref. En début de CP il n’avait donc plus rien dans les oreilles et a pu aller à la piscine avec ses camarades. Son audition s’est rapidement dégradée (au point certains jours de ne pas pouvoir entendre la télé même en collant l’oreille dessus), l’ORL lui a donc reposé de nouveaux t-tubes avec interdiction de piscine. Il n’a pas eu le temps d’apprendre à nager et a été marginalisé dans la classe (mon fils a une fente labio palatine et un pied bot ce qui le marginalise déjà quelque peu).

    Je fais confiance à l’ORL de mon fils, qui est très doux et a un disocur cohérent. Il me semble aussi ouvert d’esprit donc je lui exposerai votre article à notre prochain rendez vous.

    Dire que l’été se termine et que je ne l’ai pas laissé se baigner…

    En tous cas ça me redonne espoir car il risque de porter des t-tubes encore un bon bout de temps…

  • Docmam :

    Merci beaucoup pour cet article et les commentaires constructifs qui suivent, je vois avec une heureuse flemme que tout le travail a été fait, je suis preneuse 🙂 Très interessant !

  • Asle :

    Bonjour,

    J’ai lu votre article (très référencé) avec beaucoup d’intérêt, mais je me pose néanmoins certaines questions…

    J’ai, moi-même, actuellement des drains dans les deux oreilles (TTubes) malgré mon « grand âge » (du moins dans ce domaine… 24 ans). J’en ai eu régulièrement et très souvent, depuis que je suis toute petite.

    Et je peux affirmer deux choses :
    – Chaque fois que j’ai effectivement été en contact immergé avec de l’eau, j’ai eu une infection derrière de manière quasi-systématique (qu’il s’agisse d’eau de piscine, du bain, savonneuse ou non…) ;
    – Cela fait très mal…! C’est peut-être anodin, et naïf, comme réflexion, mais il est clair que mettre de l’eau dans l’oreille quand l’on a des drains fait très mal : une douleur dans l’oreille interne, qui irradie sur la mâchoire. Il s’agit là de mon expérience personnelle, mais qui ne doit pas être si isolée que cela. Le peu de fois où de l’eau a pénétré dans mon oreille, depuis que je suis enfant, cela a engendré une forte douleur. Et je ne parle pas ici de plongée sous-marine… Juste une brasse coulée dans la piscine avec un bouchon qui s’en va accidentellement (c’est à dire moins de 10/20 cm d’eau), de l’eau de la douche qui pénètre dans l’oreille malgré les pots de yaourt… Cette douleur je l’ai connue enfant, et pour évacuer une hypothèse envisageable de peur enfantine, je l’ai également ressentie adulte, à chaque fois que l’on m’a reposé des drains (il y a quelques mois encore).

    Il doit donc bien se passer quelque chose, dans ces oreilles, si cela fait mal… C’est certainement une analyse très « affective » de ma part, car basée sur une sensation de douleur. Néanmoins, il est clair que lorsque j’étais petite, et encore maintenant, il n’y avait pas besoin de me dire de ne pas plonger la tête sous l’eau, la douleur devenant vite insupportable…

    Pour mes vacances de cet été à l’étranger, j’ai donc utilisé mes bouchons d’oreille sur mesure, additionnés à un bandeau en néoprène ! Cela fait un peu martien au bord de la piscine, mais ça m’a assuré une baignade sans douleurs.

    Mon cas est peut-être isolé, et je ne remets pas en cause les études que vous avez analysées et votre manière de les traiter, n’étant moi-même absolument pas médecin. Néanmoins, ayant entendu souvent cette idée qu’il était possible de mettre la tête sous l’eau avec des diabolos, je reste à chaque fois très étonnée du fait de mon expérience personnelle.

    Cela dit, si c’est une réalité pour les petits enfants qui ont ce genre de drains auditifs, c’est une sacrée avancée car les vacances à la plage avec bonnet de piscine en caoutchouc + boules quiès ne sont pas les plus palpitantes quand on a 4 ans.

  • Adèle :

    Bonjour,

    Maman d’un enfant de 5 ans, avec aérateurs depuis quelques temps déjà, j’ai eu le temps de me questionner: « comment lui laver les cheveux? Piscine ou pas? Mer? Non, quand même, il ne faut pas exagérer, on ne va pas le priver de ca…  » comme le recommandait le premier ORL consulté.

    Et puis, changement d’ORL et discours différent! Le même que le vôtre… Merci pour ces renseignements. Pas toujours facile en temps que parents d’avoir des infos autres que « doctissimo et le pas d’eau »!!!

    Petit bémol quand même… parce que je ne suis pas arrivée ici par hasard… Piscine hier et sensation d’eau dans l’oreille… Alors on fait vite un lien (raccourci, peut être).
    Je vais tenter la « technique du sèche cheveux- découverte dans les commentaires-« , et consulter rapidement.

  • Claude427a :

    Bonsoir,
    je lis vos articles par ordre chronologique et je ne sais pas si la question que je vais poser est évoquée (et résolue?) plus loin…
    Pose d’ATT bilatérale dans le département 82 pr ma fille ainée en 1987 ; prescription de bouchons en silicone qui lui ont fait très mal lors de la prise d’empreinte (brulure? pression? proximité d’un tympan convalescent ? ) puis la galère pour elle d’aller à la piscine, pour se laver les cheveux (qu’elle avait très longs)résultat: traumatisée dès qu’on touche à ses oreilles mais elle a eu son brevet des 25 m, bon !
    Pour la cadette, autre département (69) ,autre praticien. Pose bilatérale en 92 ; pas de pression particulière de la part de l’ORL pour les bains ; notre généraliste ns a recommandé pour les vacances de lui mettre au début de l’oreille un coton bien imbibé de vaseline. Bains de mer et de piscine mais elle n’était pas très a l’aise (nous non plus..)Les ATT sont tombés seuls et très vite.
    Mais la question que je vous pose est : que faire si le « yoyo » ne tombe pas ? face au scepticisme du médecin traitant du département 74 qui m’assurait que je les avais « ratés » –ce n’est quand même pas si grand que cela, cela aurait pu être possible–je pense qu’il a raison. Or pendant les fêtes de fin d’année, dans mon département d’origine (02), ma fille ainée a très très mal à une oreille ; elle me décrit des douleurs fortes mais différentes de celles d’une otite ; nous sommes en 89, elle a 9 ans.Rendez-vous obtenu en catastrophe chez l’ORL « de son enfance » qui la connait bien ,vu le nombre conséquent d’otites, angines, etc, qu’elle a eues, mais qui n’a pas posé les ATT…Il est perplexe et décrit un tympan très inflammatoire mais décide d’intervenir pour ôter un ATT qui s’est « enkysté ». Le RV est pris avant le nouvel an pour une hospit. en ambulatoire.
    Tout ceci se termine bien (hormis les difficultés à me faire rembourser les frais par la MGET (« mais pourquoi êtes vs allés la faire opérer hors de votre département? »)mais ça, c’est une autre histoire et peut-être avez-vous écrit un billet là dessus…)
    Est-ce fréquent que les ATT ne partent pas seuls? quels sont les risques ? pourquoi aucun médecin (ORL et MT)ne m’a averti? Un des tympans de ma fille est assez abimé : elle a eu une otite récemment et a bcp souffert ; je ne sais si c’est la conséquence des 2 paracentèses et des interventions pour la pose et l’ablation du yoyo, mais c’est la même oreille.
    Pour notre benjamin: aucune otite, ouf !
    Mais je vais expliquer à ma fille ainée la conduite à tenir si ses petits garçons ont des ATT, merci !

    • Borée :

      Bonjour,

      Je ne suis pas ORL et je ne suis pas un expert des ATT : je me suis simplement intéressé à une question précise pour laquelle j’avais fait quelques recherches. 🙂

      Personnellement, je n’ai jamais vu d’ATT qui ne tombaient pas spontanément mais ça existe peut-être. Si c’est le cas, et au-delà de votre cas personnel, je ne suis pas forcément convaincu de l’intérêt d’avertir systématiquement les patients de TOUS les risques possibles, bénins ou graves, rares ou fréquents, de nos interventions et traitements. C’est en grande partie inutilement effrayant, ça noie les informations vraiment utiles dans la masse et, au final, je pense que c’est plutôt contre-productif.

  • porteuse de yoyo toute l'enfance et encore maintenant adulte :

    bonjour,

    votre article est intéressant. j’apporte juste mon témoignage en tant que personne directement concernée. j’ai porté des yoyo toute mon enfance, cela m’a permis de retrouver une audition. la consigne effectivement pas d’eau. cela ne pas empêcher d’apprendre à nager la brasse bien que je tends le cou pour ne pas avoir l’eau au niveau des oreilles. J’ai du remettre un yoyo il y a peu je vais sur mes quarante ans à cause d’une écoulement d’une oreille. Depuis c’est rentré dans l’ordre. J’ai pris par habitude de me laver sans bouchon après j’ai ma technique et ne m’amuse pas à mettre de l’eau exprès et je fais attention. On peut critiqué mais jamais rien n’est parfait moi je remercie le Professeur Manach orl pour ce qu’il a fait pour moi. Et ce n’est pas pour moi quelque chose de traumatisant que de mettre des bouchons ou faire en sorte de pas avoir d’eau dans les oreilles. Je suis heureuse de pouvoir entendre point. Je précise que mon cas est lié à une absence de cavum également. Et que l’aération est plus que nécessaire.

  • pouthas :

    Bonjour,
    J’ai 60 ans, c’est la troisième otite que je fais dans ma vie et bingo, je n’ai pas le droit de mettre de l’eau dans mes oreilles. Je n’avais absolument pas l’intention d’obéir à mon ORL, mais je suis heureuse d’être tombée sur ce site en cherchant justement un truc pour protéger mon oreille !!!! Maintenant, je vais en vacances à la mer tranquille. Merci et merci

  • ChristelleR :

    Bonjour,

    Merci pour toutes ces informations très complète…
    mon fils de 3 ans et demi vient de se faire poser des yoyo et l’ORL ne lui a pas interdit la piscine mais a préconisé le port d’un bonnet de bain !
    Maintenant je me demande si vraiment je dois lui mettre ce bonnet ou pas ? selon vos recherches il n’y a pas plus de risque sans que avec mais mon coeur de maman soucieuse ne sait plus !

  • Julie VDB :

    Bonjour Borée,

    Je suis tombée par hasard sur ça ce matin http://www.jim.fr/medecin/21_pediatrie/e-docs/00/02/28/27/document_actu_med.phtml et j’ai pensé à ton article qui m’avait marquée quand j’étais interne au moment de faire mon RSCA^^

    En résumé je prends la 1ère et la dernière phrase:
    L’American Association of Otolaryngology vient de publier un document pratique concernant les indications de pose d’aérateurs transtympaniques chez les enfants de 6 mois à 12 ans, établi selon les préceptes de l’Evidence Based Medicine.
    Ce guide expose 12 règles de bonne pratique pour cette chirurgie ORL ambulatoire qui représente 20 % des gestes pratiqués en hospitalisation de jour en chirurgie pédiatrique. À l’âge de 3 ans, un enfant sur 15 aura été équipé de ces aérateurs.
    […]
    N° 12 : Il n’y a pas lieu, de manière usuelle, d’encourager des pratiques prophylactiques en milieu aquatique (bouchons d’oreille, bandeaux, interdiction de baignades) chez les enfants porteurs d’aérateurs.

    Rosenfeld RM et coll. : Clinical Practice Guideline :Tympanostomy Tubes in Children—ExecutiveSummary.Otolaryngol Head Neck Surg.,2013 ; 149 : 18-16

  • coho :

    Bonjour,
    ma fille de 3 ans vient d’avoir la pose d’un seul ATT sur les deux initialement prévu pour cause d’un trop petit conduit auditif à droite…J’aimerai, si possible, avoir des avis sur la question: rencontrez-vous fréquemment ce problème et quelles solutions proposeriez-vous pour la suite? à savoir que les ATT devaient être posés dans le cadre d’otites séro-muqueuses à répétition, retard de langage et perte auditive…
    Par avance merci à ceux qui voudront bien m’éclairer un peu…

    • Borée :

      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire. Par contre, je ne suis qu’un modeste généraliste et je n’ai pas d’expertise particulière dans le domaine ORL. Je ne m’aventurerai donc pas à donner une réponse approximative à votre question assez pointue. J’en suis désolé.

      • coho :

        Bonjour Borée,
        Je vous remercie pour votre honnêteté…je ne suis qu’une modeste IDE mais surtout une maman inquiète qui cherche des réponses et des solutions pour son enfant!!Je vais poursuivre mes recherches mais je vous remercie sincèrement d’ouvrir des débats enrichissants et de partager votre réflexion, vos recherches et vos explications, véritable source d’informations!
        Cordialement.

  • ChristelleR :

    UN GRAND MERCI car grâce à vos précieux conseils que j’ai finalement mis en application, mon fils qui à porté des yoyo pendant 6 mois, a pu continuer à profiter des joies de la piscine, sans une seule infection. Et maintenant ces drains sont partis et tout va bien :-))

  • Audrey :

    Merci pour cet article ( vieux de plusieurs années)
    Apparemment vos messages ne sont pas arrivés jusqu’en vendee lol
    Mon fils vient d’avoir une pose d’att depuis 2 mois et l’orl préconise bouchons pour le bain et bouchons plus bandeau plus bonnet pour la piscine…
    Ma tante en vacance chez nous ayant vu tout cet attirail pour un bain de 15 min dans la piscine ma dit que son petit fils avait eu une pose d’att sans aucune protection pour le bain ou autre. Illico j’ai appellé ma cousine qui ma confirmé tout ça.
    Du coup j’ai entrepris les recherches et me voilà sur ce Blog.
    Ce qui m’intrigue c’est qu’au bout de 30 minutes avec tout ce matos sur la tête mon fils se. Met à hurler qu’il a mal aux oreilles. Il pleur et veut sortir de l’eau et enlever bonnet et bouchons… J’ai d’abord eu peur puis après j’ai eu l’impression qu’en fait ses oreilles sont trop compressées avec tout ça… Par la dessus ma tante qui me dit que sa fille ne protégé pas les oreilles de son fils…. Me voilà convaincue. Demain je file faire vérifier les oreilles de mon fils car il n’a pas eu de contrôle depuis l’opération ( histoire d’être sûre que les douleurs ne sont pas liées au tympan ) et fini bandeau et bonnet!!
    Merci encore.

  • Leger :

    Bonjour,
    je sors de Necker, service ORL, autrement dit le coeur de la meule en matière de connaissance ORL pédiatrique…
    Mon fils, grand consommateur d’aérateur (3 paires de T-Tube en 4 ans), n’en porte plus mais présente une perforation résiduelle sur un des tympan.
    Et que nous ont dit en choeur les 2 internes présents ? « pas d’eau dans les oreilles, sinon ça va s’infecter ! ».
    Y a-t-il eu le même genre d’études pour les tympans perforés mais non porteurs d’aérateurs ?
    C’est assez consternant de voir des jeunes praticiens répéter les c… de leurs ainés sans avoir votre curiosité intellectuelle. Surtout dans un lieu « de référence »…
    Je suis dentiste et m’impose de n’affirmer à mes patients que des choses « vérifiées », ayant fait l’objet d’études sérieuses et récentes, pas des dogmes millénaires ou les dernières lubies des représentants commerciaux…

    MERCI pour votre blog !

  • angela :

    bonjour,
    je viens de lire tout votre article fort intéressant. ma petite fille de 5 ans a des aérateurs depuis l’âge de 9 mois. jeune certes, mais otite séreuse chronique avec des phases aigues qui nécessitaient une antibiothérapie. mon orl a voulu tenté la pose en me prévenant qu il y avait un risque qu’ils ne tiennent pas longtemps. 5 ans ont passé, aucune précautions particulières (bain, piscine, douche, plage…) selon ses conseils…toujours en place, jamais de problèmes, elle vit sa vie de petite fille sans aucune frustration…! son médecin traitant ne me conseille pas le retrait pour le moment d’autant que ces oreilles coulent légèrement de temps en temps, mais sans fièvre, sans douleurs. encore merci pour tout ce travail de recherche et surtout fort rassurant que mon orl n ‘est pas un hurluberlu!!!! car pas facile de le faire entendre à son entourage… cordialement. angela

  • roux :

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour votre article et à angela pour on commentaire, mon fils de 3 ans 1/2 vient de se faire poser des yoyos et avant l’opération le chirurgien nous avait dit juste « bonnet de bain et éviter de plonger » et hier au contrôle post opératoire, il nous a dit de mettre des coques pour laver les cheveux et des bouchons plus bonnets de bain à la piscine. Pour mon fils c’était très clairement impossible de supporter ces « fioritures » et nous nous voyions déjà obliger de le priver de piscine. Grâce à vous,on ne l’embêtera pas avec des bouchons d’oreilles ni des coques et je vous dirai dans quelques mois ce qu’il en est.

  • Bruno :

    Bonjour,
    Je voulais réagir à cet article qui est à prendre avec des pincettes, car nous n’avons pas tous la même sensibilité!!! Je possède un aérateur depuis 6 mois et je peux vous dire que la moindre goutte d’eau me fait terriblement mal, la gêne me descend jusque dans la mâchoire et cela peut durer des heures !!!!
    Alors tout ceci est bien gentil …. L’article est tourné d’une manière tel que La théorie du complot on connaît … Tout le monde nous ment pour des raisons financières !!! Le 11 septembre était commandité par la CIA !!!!
    Bon voilà, si cela ne vous provoque aucune infection et aucune gêne tant mieux pour vous … Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde ….

  • Mathieu :

    Bonjour,

    J’ai 4 filles, de 2 à 16 ans.
    Les 2 grandes ont eu une otite qui est revenue rapidement, donc on a eu droit à la visite chez l’ORL qui a prescrit la pose de diabolos.
    Une amie m’avait indiquée que son ORL lui avait dit qu’il fallait toujours commencer par une parasynthese (percer le tympan pour le vider) et que cela suffisait dans la majorité des cas.

    J’ai donc demander à ce qu’elles aient d’abord une parasynthèse avant d’envisager les diabolos. L’ORL s’est offusqué et nous a mis la pression pour les diabolos, que nous avons refusé. Nous avons du signer une décharge, pression psycologique, etc…
    Après l’opération, l’ORL nous a limite engueulé en disant qu’elles devraient à coup sur revenir pour des diabolos et que l’on était des parents inconscients.
    A la visite de controle 2 ou 3 mois après, oreilles nickel, pas besoin de diabolos …..
    Elles n’ont jamais eu de problèmes ensuite.

    Ma troisième a eu une otite qui a duré un peu. On est allé voir un autre ORL et après 15j d’antibios, elle a eu un rhume et petite otite le jour de la visite ORL. Donc diabolos obligatoire selon l’ORL. Je lui explique que je ne veut pas qu’elle aie des diaboloas avant d’avoir essayer une parasynthese simple. Il nous engueule, nous dis que nos filles vont devoir avoir des opérations lourdes plus tard, les gens dans la salle d’attente l’entendait geuler.
    C’était urgent de le faire mais il fallait attendre 2 mois car il partait en vacances!!
    On a attendu la fin de l’été, on a bien mouché le nez de notre fille et on est allé voir un autre ORL pour un controle. Rien, RAS, pas de suivi, tout est normal.
    Euh, mais on nous avait dis qu’elle aller perdre l’audition, etc….

    Bref, je pense que dans bien des cas une parasynthese et une hygiène nasale permettrait de se passer des diabolos.

    Et je pense aussi que certains ORL ont trouvé là un filon.

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