29 Août 2011

Petite cérémonie

Deuxième entorse à ma ligne directrice « médicale », je souhaitais partager avec vous le texte de la cérémonie que nous avons organisée.

Nous avons voulu en effet marquer l’évènement et ne pas nous contenter d’une cérémonie à la va-vite. Lorsqu’il a été question d’en imaginer le déroulé, j’ai trouvé un cérémonial laïc qui nous a servi de trame. Nous l’avons ensuite adapté à notre manière.

Je le mets donc en ligne s’il peut servir de source d’inspiration à d’autres, homos ou hétéros.

 

***

Objets à prévoir :

  • Les anneaux nuptiaux ;
  • Un bouquet de fleurs ;
  • Une bougie : le réconfort et la chaleur ;
  • L’eau, le sel, le pain : la nourriture ;
  • Une bouteille de vin, ouvre-bouteille et gobelets ;
  • L’épi de blé : l’union entre les hommes ;
  • Le livre d’or.

 

DÉROULEMENT DE LA CÉRÉMONIE

B… et C… seront cachés en arrière de la scène.

Vers 16h, le Maître de Cérémonies et son assistant invitent le public à prendre place.

Lorsque l’assemblée est placée, le Maître de Cérémonies lance la première musique et invite les quatre témoins à partir chercher C… & B…

Pendant que les témoins reviennent avec B… & C…, le Maître de Cérémonie et son assistant débouchent la bouteille de vin et servent 8 gobelets.

Ils les offrent et trinquent avec C…, B… et les témoins le temps que la musique se termine et tout le monde prend place.


Musique : Petite messe solennelle – Juliette



Le Maître des Cérémonies :

C…, B…, parents et amis. C’est pour moi une grande joie de vous accueillir, au nom de tous les présents.

Je vais, au nom des Femmes et des Hommes procéder à la célébration de votre union.

Vous me direz que, pour ce qui est de la forme républicaine et civile, elle a déjà été consacrée devant notaire puisqu’en réalité, c’est la seule forme légale prévue au Code Civil de la République. Mais il n’est pas inutile de rappeler devant cette assemblée qui nous accompagnera tout au long de cet événement, qu’il s’y trouve des laïques et des croyants de diverses spiritualités qui croient aux vertus de Liberté, de Tolérance et de Fraternité inscrites dans les Lois de notre République, Une, Indivisible, Sociale et Laïque.

 

Chers B… et C…, vous avez été déclarés unis par les liens civils d’un PACS et cette démarche ne sera pas pour vous qu’une vaine formalité administrative à laquelle on se soumet dans une hâte distraite, comme à une chose dont on désire se débarrasser au plus vite, avant de passer aux affaires plus importantes.

 

Non, le choix de cette union civile est un évènement fondamental, et elle seule donne force et garantie de la Loi aux Devoirs, mais aussi aux Droits des compagnons à l’égard l’un de l’autre, tels qu’ils sont prévus par le Code Civil.

Toutefois, ces articles du Code Civil, dans leur froide précision, ne définissent que les dispositions légales, qui sont certes précieuses, mais qui ne font aucune référence aux liens affectifs, aux conduites dictées par le sentiment qui se trouvent à la base de l’union que vous avez contracté.

De ce point de vue, les textes légaux ne sont pas suffisants. Alors faisons place à cette cérémonie…

 

Musique : Housewife – J. Branan



Le Maître des Cérémonies :

La vraie aventure de vie, le défi clair et haut, n’est pas de fuir l’engagement mais de l’oser. Libre, n’est pas celui qui refuse de s’engager. Libre, est celui qui, ayant regardé en face la nature de l’amour, ses abîmes, ses passages à vide et ses jubilations, se met en marche, décidé à en vivre coûte que coûte l’odyssée.

Libre, est celui qui, sans refuser ni les écueils, ni le sublime, est prêt à perdre plus qu’il ne craignait pour gagner l’inestimable : La promesse tenue, l’engagement honoré dans la traversée sans feinte d’une vie de deux Hommes.

 

L’assistant du Maître des Cérémonies :

L’amour commence lorsque l’on préfère l’autre à soi-même, lorsque l’on accepte sa différence et le respect de sa liberté. Accepter que ses pensées soient habitées par d’autres présences que la nôtre, c’est vouloir, comme la plus haute preuve d’amour, que l’autre soit fidèle à lui-même.

Dans la plus amoureuse étreinte, c’est un être libre que nous étreignons, avec tous ses possibles, même ceux qui nous échappent.

 

Musique : Pas d’ami comme toi – S. Eicher



Le Maître des Cérémonies :

C… et B…, vous vous êtes choisis, déclarés destinés l’un à l’autre et capables de traverser la vie avec ses joies et ses épreuves. Vos regards rayonnent de confiance. Tous, nous partageons vos espoirs.

 

L’assistant du Maître des Cérémonies :

B… et C…, vous désirez prendre l’engagement de conformer votre vie de couple aux idéaux républicains et laïques, Nous vous demandons d’écouter toujours la voix de votre conscience et d’être contents partout, de tout et avec tout, si l’honneur n’y est pas contraire.

 

Le Maître des Cérémonies :

B… et C…, vous avez voulu que des personnes qui partagent vos idéaux, parents ou amis, soient les témoins privilégiés de votre engagement. Vous les avez choisies librement et en toute confiance.

C…, dis-nous qui sont tes témoins ?

C… : J’ai choisi pour témoins M… et F…

B…, dis-nous qui sont tes témoins ?

B… : J’ai choisi pour témoin Y… et O…

 

M…, F…, Y… et O…, veuillez vous lever. Vous engagez-vous à offrir à B… et C…, les conseils de votre expérience s’ils le désirent et à leur donner votre affection s’ils ont besoin de sympathie, de consolation ou de réconfort ?

Vous, M… / Y… / F… / O…, le promettez-vous ?

Les témoins

 

Vous pouvez vous asseoir.

 

J’invite maintenant celles et ceux qui le souhaitent à partager quelques textes et réflexions à votre intention et qui caractérisent votre engagement.

 

***

Lectures

Musique de fond : Legend of Zelda, Hyrule Symphony – BO


Le Maître des Cérémonies appelle à tour de rôle les assistants qui demandent la parole.

***

Le Maître des Cérémonies :

Vous vous aimez et en ce jour qui voit votre union, votre joie est profonde. Pour que cette joie demeure, soyez vigilants partout et toujours. Des événements de différentes natures vous attendent. Ce ne sont pas eux les maîtres de votre destin ; ils l’influencent, mais n’en décideront pas définitivement. Chaque homme est l’artisan de son bonheur. Veillez à ce que ces événements soient heureux et trouvez-y votre bonheur. Quant aux situations pénibles, faites en sorte que l’amour soit votre guide.

Si vous choisissez d’être parents, penchez-vous avec une bienveillance éclairée sur vos enfants, soyez attentifs, mais pensez aussi que tendresse n’est pas faiblesse, qu’amour n’est pas aveuglement, que compréhension n’est pas abdication. En tout être, dans celui de votre conjoint, dans celui de vos enfants, respectez la dignité de la personne humaine.

 

L’assistant du Maître des Cérémonies :

C…, B…, les propos que vous venez d’écouter ont éveillé chez vous, nous le souhaitons, une émotion certaine. Nous vous invitons à vous lever et à confirmer votre engagement.

 

Le Maître des Cérémonies :

B…, persistes-tu à réclamer de tous, au nom de vous deux, la reconnaissance de votre union ?

B… : oui

C…, persistes-tu à réclamer de tous, au nom de vous deux, la reconnaissance de votre union ?

C… : oui

En signe de libre acceptation de vos nouvelles responsabilités, je vous invite à vous passer mutuellement l’anneau au doigt.

 

Signe aux témoins qui détiennent les anneaux

 

C… :

B…, par cet anneau témoignage de mon amour, je promets de te respecter et de te protéger, de vivre avec toi dans la vérité, de te demeurer attaché dans les bons et les mauvais jours, dans la prospérité et la détresse, aussi longue que sera notre route.

 

B… :

C…, par cet anneau témoignage de mon amour, je promets de te respecter et de te protéger, de vivre avec toi dans la vérité, de te demeurer attaché dans les bons et les mauvais jours, dans la prospérité et la détresse, aussi longue que sera notre route.

 

Musique : Hymne à l’amour – E. Piaf



Le Maître des Cérémonies :

B… et C…, au terme de cette cérémonie si émouvante, j’ai l’immense plaisir, au nom de tous ici présents, de vous souhaiter nos vœux les plus chaleureux de bonheur et de prospérité. Gardez précieusement l’affection qui vous réunit. Veillez à ce qu’elle se précise et se renforce au cours de votre vie commune.

Nous restons convaincus que, guidés par la liberté de conscience qui est la vôtre, votre couple constituera un exemple enviable. Nous formons tous des vœux ardents pour qu’il en soit ainsi.

 

Toute cette festive assemblée est invitée à signer le livre d’or, témoignage de votre bonheur et à nous rejoindre pour le verre de l’amitié.

 

Tout le monde se lève et se dirige tranquillement vers le buffet pendant la musique finale :

 

Musique : Feeling Good – M. Bublé


 


24 Août 2011

Cadeau

Aujourd’hui, je me suis pacsé. Chez le notaire. Et samedi ce sera la grande fête.

Je n’avais pas l’intention d’en parler sur ce blog auquel je veux conserver son aspect strictement médical.

Mais il se trouve que j’ai un homme extraordinaire.

Il m’a offert hier soir un cadeau superbe et inattendu : le recueil de l’ensemble de mes billets de 2010  édités  sous la forme d’un petit livre tiré à 40 exemplaires.

Déjà ça, ce serait un joli cadeau.

Mais il y a tous les bonus merveilleux qu’il s’est donné  du mal pour regrouper. Et que d’autres se sont donné du mal à écrire et dessiner.

Martin Winckler en personne m’honore d’une préface.  – Attendez, je répète… – Martin Winckler a écrit une préface rien que pour moi !!!!!

Et plusieurs dessinateurs que nous admirons ont bien voulu illustrer mes billets. Vraiment, merci à  tous pour ce cadeau extraordinaire.

Il me reste à vous le faire partager.

La couverture est illustrée par l’ami Yann Wehrling. Merci pour ce très joli cadeau de Pacs. Une belle célébration pour presque 20 ans d’amitié :

 

Ensuite la préface de Maître Winckler :

 

« Vraiment moins seul

 

Soigner, c’est pas de la tarte.

D’abord, il faut écouter les autres nous raconter leur vie. En morceaux. Par bribes. Ce qu’ils veulent bien nous en raconter. Et ça n’est pas facile de dire qui on est. Soigner, c’est un travail d’interprète. La musique, c’est le chant des patients.

Et puis, il faut les regarder. Enfin, regarder ce qu’ils veulent bien nous montrer. Et c’est pas facile de se mettre à poil devant un étranger. Soigner, c’est un travail de photographe. Les paysages, c’est le corps des patients.

Après, il faut répondre aux questions. Explicites ou implicites. Et donc, parfois, deviner. Soigner, c’est un travail de détective. Le mystère, souvent, même le patient ne le connaît pas.

Autant dire que ça ne se fait pas comme ça.

C’est long, c’est lent, on avance dans le brouillard et on trébuche sans cesse alors qu’on est censé tenir la lampe.

 

Eh bien, ce boulot pas simple, il y a des gens qui le choisissent. Et, qui plus est, qui choisissent de faire ce qu’il y a de plus difficile :non seulement ils vont soigner, mais ils vont vivre au milieu des gens qu’ils soignent. Dans un village. Et leur adresse est la même que celle de tout le monde : « Le Bourg ».

 

Ils sont fous, ou quoi, ces types-là (ici, le mot « type » est un terme générique non sexiste. Comme en anglais le mot « guy », qui s’applique aussi bien aux femmes qu’aux hommes) ?

 

Qu’est-ce qui leur prend de vivre la vie des gens, au beau milieu d’eux, et de se mettre à écouter toutes leurs misères ? Qu’est-ce qui leur prend de s’exposer de plein fouet aux injustices, aux abus de pouvoir, au mépris que les habitants du Bourg, peu ou prou, subissent – et particulièrement quand ils sont malades – de la part de leur famille, de leur médecin maltraitant, de leur maison de retraite, de l’administration ? Qu’est-ce qui leur prend de vouloir jouer les redresseurs de torts avec les enfants qu’on ne veut pas vacciner et les prescripteurs de chat aux vieillards qui souffrent ? Ils sont fous, ou quoi ?

 

Là, la réponse est délicate. Peut-être. Et peut-être pas.

 

Et la question qui vient ensuite c’est : « Et d’ailleurs, s’ils sont pas fous comment font-ils pour tenir le coup ? »

 

Et là, la réponse est simple. Ils écrivent. Jaddo, Scarabée la Carabine, le Fils du Dr Sachs, Borée. Ils écrivent et ils donnent à lire.

 

Ah oui ? Mais ça sert à quoi, d’écrire ? Ça change rien à la vie des gens, ça fait pas avancer le schmilblic. C’est juste un peu de masturbation intellectuelle pour celui ou celle qui le fait. Et pour un qui a la chance de se faire publier un jour, combien y en-a-t-il qui restent dans le silence à accumuler les carnets noircis ?

 

Oui, certes. On peut voir les choses comme ça. Mais quand même. « A quoi ça sert d’écrire ? » Mmmhh. Ça sert. C’est pas facile de dire à quoi, exactement, parce que ça sert à beaucoup de choses. Et d’abord, à tenir le coup. À ne pas y rester, dans le silence. Parce que, même si on n’est pas beaucoup lu, on est lu, quand même. Surtout aujourd’hui, avec les blogs. Il n’y avait pas de blog, en 1992 quand j’écrivais mon bouquin. Et encore moins en 1983, quand j’exerçais dans le Bourg. J’écrivais sur des cahiers (pour l’ordinateur, il m’a fallu attendre cinq ans). Et je le tapais à la machine moi-même ensuite. Je donnais des trucs à taper (de la doc pour les patients) à ma secrétaire, mais je n’aurais jamais osé lui faire lire ce que j’écrivais sur les patients. Question de discrétion, vous comprenez.

 

La beauté du blog, c’est que c’est un cahier accessible à toutes et à tous, en toute discrétion. Un cahier dans lequel on peut exploser.

 

« Ah, oui, c’est ça, ça défoule. Et alors ? A quoi bon ? »

 

Je n’ai pas de réponse à ça, parce que ça dépend des situations. On sait à peu près à quoi ça sert pour soi : on n’est pas pareil quand on peut écrire, quand on peut maîtriser un semblant de petit peu ce qu’on a vu ou ressenti. On se sent moins… plus… Enfin, on se sent et on tolère de se sentir. On arrive à se sentir, et à se regarder dans la glace le matin. Et, parfois, on voit que ça sert aussi à quelqu’un d’autre. Aux habitants du Bourg, bien sûr, qui ne nous regardent plus de la même manière quand ils voient qu’on les regarde autrement, qu’on subit moins vivement leur malheur. Qu’on est plus présent, moins à vif, plus rassurant. Parce qu’écrire, au fond, ça nous rassure. Entre autres bienfaits. Et ils le sentent, même s’ils ne nous lisent pas.

 

Et puis, ça sert aux autres folles, aux autres fous. Si, si, je vous assure. D’ailleurs, Borée, le Fils du Dr Sachs, Jaddo, Scarabée la Carabine, je suis sûr qu’ils s’entrelisent, ça leur permet de pas s’enliser, ça leur fait du bien. Ils se sentent moins seuls, vraiment moins seuls. Et ça, c’est vraiment pas rien.

 

Je me souviens du jour où je me suis senti vraiment moins seul.

 

J’étais assis à une table de librairie derrière une pile de bouquins. C’était un roman. Il racontait sensiblement les mêmes choses que le blog de Borée. Il venait de sortir, quelques semaines plus tôt. Personne n’en avait entendu parler, ou presque. Enfin, si, il y avait eu  cinq minutes à France Inter, au journal, quinze jours plus tôt.

 

Bref, je signais aux deux ou trois copains qui étaient venus (la librairie se trouvait en ville, pas loin du Bourg où j’avais exercé) et je vois entrer trois personnes. Une jeune femme d’une trentaine d’années et un couple qui avait l’air d’être ses parents. Elle vient vers moi, souriante, elle me tend un bouquin tout fatigué, un bouquin identique à ceux de la pile, et elle me dit : « Je l’ai déjà lu, je vous ai entendu à la radio pendant que je faisais une visite à domicile, je suis allé l’acheter et je l’ai lu tout de suite. Voulez-vous me le signer ? »

Ravi (bien sûr), je me mets à écrire de ma belle plume sur la page de garde du bouquin et je la vois qui en prend un autre et qui attend. Quand j’ai terminé, elle me tend le deuxième bouquin et elle dit : « Celui-ci, c’est pour mes parents. Je leur ai prêté le mien mais je tiens à ce qu’ils aient le leur. »

Je me penche sur le deuxième volume, et je l’entends faire un petit bruit d’inspiration, comme les gens du Bourg qui, juste avant de se lever, hésitent à dire la chose qu’ils retiennent depuis qu’ils sont entrés. Je lève la tête.

« … Je peux vous raconter quelque chose ? »

Je lui fais un sourire grand format et avant que j’aie pu ouvrir la bouche, bien sûr, elle se lance :

« J’étais interne, je me spécialisais. On m’a proposé des remplacements dans le cabinet privé d’un des assistants du service. Et la première fois que j’ai fait un remplacement, je me suis dit : ‘Je ne veux pas faire ça. Je ne veux pas voir des gens qui se ressemblent tous entrer pour me parler toujours des mêmes problèmes. Je vais étouffer. Je vais mourir.’ Alors, j’ai décidé de faire de la médecine générale. Mes parents (elle se tourne vers eux) n’ont pas compris. Ils pensaient que j’allais être spécialiste et avoir un beau bureau en ville ou à l’hôpital, que je finirais mes consultations le soir, que je ne serais jamais obligée de travailler le dimanche et les jours fériés. Ils m’ont dit ‘C’est vraiment ça que tu veux, ma fille, vivre au milieu des gens, aller les voir chez eux, entrer dans leur cuisine et leur chambre à coucher, les recevoir à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit ?’ Et j’ai répondu ‘Oui, c’est ça que je veux.’ Et bien sûr, ils ne comprenaient pas. »

Et là, elle regarde sa mère qui, en souriant, me dit : « C’est vrai, je ne comprenais pas. Et puis, il y a quelques jours (elle désigne le bouquin) elle m’a fait lire le Blog de Borée, et j’ai compris. »

 

Quoi ? Un lapsus calami? Pas du tout!

Un bouquin, un blog, c’est pareil.

C’est pas la forme, ni la date, ni même l’auteur qui compte.

 

C’est le cœur.

 

Martin Winckler »

 

 

Voici enfin, dans l’ordre, les dessins illustrant des billets :

 

Mon amie Gélule a illustré le billet « Ça glisse, Alice ! ». Rien d’étonnant de la part d’une autre militante d’une médecine moderne et respectueuse des femmes.

 

La dessinatrice professionnelle, Laurel, m’a carrément gratifié de deux dessins pour illustrer les aventures de René  dans « Chacun cherche… » et dans « Décalage ».

Derek a illustré  « Y’a pas de miracles (contrepoint) ». Merci, vraiment. J’espère, autant pour moi que pour tous les internautes, que tu retrouveras du temps pour ton blog.

 

Camomille a choisi d’illustrer « Expectative ». C’est vraiment très gentil de ta part. Allez visiter son blog dont j’adore l’ambiance pharmaceutico-poético-geek !

 

Maître Boulet a pris sa plume pour « Tous les chemins mènent au Blog ». Quel honneur ! Je sais que je vais faire bien des jaloux(ses).

 

Et, last but not least, David Gilson a accepté  d’illustrer « Venez donc avec ! ». Je ne crois pas que ce soit rabaisser les autres de dire que j’ai une affection toute particulière pour ce dessin, tant à cause de l’histoire que du contexte. Ce dessin tendre et drôle restera certainement gravé comme le symbole de cette étape de ma vie.

 

Voilà. Encore merci à tous. Je sais combien le temps est rare et précieux. Merci à tous ces artistes de nous en avoir offert avec talent.

Merci surtout, au final, à  mon homme. Je t’aime.


20 Fév 2011

Changement de peau

Vous l’aurez remarqué, après un an de bons et loyaux services du thème SimplicityDark Plus, j’ai décidé changer le costume de mon blog.

Je ne suis pas programmateur et il y avait de petites imperfections qui m’énervaient et que je ne savais pas corriger.

Dorénavant, le blog de Borée sera donc optimisé pour le Thème ‘Elegant Grunge’.

S’il ne vous plaît pas, ou si vous avez la nostalgie de l’ancien, vous avez la possibilité d’en changer grâce au menu figurant en bas de la barre latérale !

Un petit conseil :

    ne vous amusez pas à sélectionner le thème « I-phone » !


Il est uniquement destiné à un usage pour les smartphones. Il ne gère pas les widgets et vous ne pourriez pas revenir en arrière !
Pour les étourdis qui l’auraient tout de même tenté, le seul moyen de revenir en arrière est d’aller effacer les cookies du ‘Blog de Borée’ dans votre navigateur.


7 Fév 2011

Nouvelles du front

Un an.

Un an seulement, un an déjà, que je me suis lancé dans cette aventure et que vous m’y accompagnez.

C’est donc l’occasion de prendre un petit moment pour se retourner et de vous donner quelques nouvelles du front…

Gérard et Madeleine ne vont pas trop mal. Madeleine, malgré ses douleurs d’arthrose, conduit toujours. Et cahin-caha, après quelques réglages de son pace-maker, Gérard arrive à mener sa vie sans trop de difficultés. Du coup, Madeleine semble un peu plus sereine. Tous les deux ou trois mois, ils me ramènent une boîte de rillettes ou de foie gras de leur stock.

J’ai revu Isabelle de temps en temps. Je lui reposais la question pour son DIU : elle n’arrivait jamais à trouver le bon moment pour qu’on réessaie de le poser… J’ai fini par lui demander « Mais, en fait, est-ce que vous avez vraiment besoin d’une contraception ? » Elle m’a répondu que non, en fait. Probablement pas vu qu’elle n’a plus de rapports avec son mari depuis plus d’un an. Mais qu’elle n’osait pas trop en parler parce qu’elle avait un peu honte et qu’elle ne savait pas trop si c’était normal de ne pas avoir de rapports avec son conjoint.

Je lui ai répondu que, dans ce domaine, rien n’était normal ou anormal, que l’essentiel c’était qu’elle fasse comme elle le sentait. Qu’en effet, pour le moment, on allait la laisser tranquille et qu’elle m’en reparlerait si, un jour, elle avait de nouveau besoin d’une contraception. Elle a eu l’air soulagée.

Après quelques essais, pas très réussis, d’examens gynécologiques en position anglaise, je suis revenu à la position traditionnelle. J’ai pensé qu’il était mieux pour mes patientes d’avoir un médecin calme, détendu et rassurant, même avec deux pattes en l’air, plutôt qu’un médecin stressé, transpirant et cherchant avec peine leur col de l’utérus…

Qu’on soit bien d’accord, je pense que c’est uniquement lié à un manque de pratique de ma part. Je n’ai d’ailleurs pas renoncé puisque je vais bientôt passer une journée entière de perfectionnement avec un ami gynécologue (j’en ai peu, mais j’en ai) qui ne travaille plus que « à l’anglaise ».

Un des deux minets de René s’est fait écraser… Sa fille râle quand elle prend René chez elle parce qu’il veut très vite repartir pour rentrer chez lui et retrouver le chat restant. Il me raconte combien la bête est douce et intelligente. Il ne va pas trop mal !

Robert est toujours à la maison de retraite. Finalement, il se rendait bien compte lui-même que son comportement posait souci. Il a donc parfaitement accepté les injections trimestrielles d’anti-testostérone et, de fait, ça va beaucoup mieux. Il se roule bien encore quelques galoches au milieu des couloirs avec une autre pensionnaire mais elle est aussi demandeuse que lui et ça ne va pas plus loin.

Germaine est toujours convaincue que la SNCF connaît parfaitement son dossier médical. Celui-ci s’est un peu alourdi depuis que, après avoir un peu trop picolé, elle s’est cassé la figure et qu’on a dû l’opérer d’une hémorragie méningée. Elle s’en est bien remise.

L’état psychique et neurologique de Rose se dégrade doucement. Elle oublie de plus en plus, fait quelques bêtises, mange régulièrement de la nourriture avariée. Elle n’a plus aucun traitement en-dehors du Paracétamol et d’un unique comprimé quotidien de Seresta. Elle a refusé à deux reprises de monter dans le VSL qui devait l’emmener pour un bilan gériatrique en Hôpital de jour.

Nous nous sommes mis d’accord avec son fils, qui vient tous les week-ends, que, tant que ça tiendrait comme ça, on la laisserait tranquille.

Mme Bidule (pas très inspiré pour ce choix de nom…) déambule toujours dans la maison de retraite mais tout le monde s’y est habitué et ça ne dérange pas plus que ça. Ce qui n’est pas le cas de l’infirmière râleuse qui, elle, a fini par contrarier tout le reste de l’équipe et dont le contrat ne sera plus renouvelé.

Henriette est toujours dans son château. Miraculeusement. Elle vient de fêter ses 89 ans. J’ai du mal à croire qu’elle atteigne les 90 mais vu que ça fait trois ans que je me dis ça…

Paulo va plutôt bien. Il a été à tous les rendez-vous spécialisés que je lui ai pris, il fait remarquablement bien ses surveillances glycémiques, son HbA1C est passée de 10,7 à 7,0%. Et, surtout, il a modifié son alimentation et, malgré l’insuline, il a réussi à perdre 3 kg en quatre mois !

Bob et sa prostate aussi vont bien. Plus ça va, et plus je prends le temps d’expliquer à mes patients, ce que je pense du dosage des PSA. Quelques uns, malgré tout, demandent à faire le dosage et je le leur prescris. Mais la plupart comprennent et sont finalement d’accord pour ne plus faire ce dosage.

Je viens tout juste de recevoir une carte de postale de Thérèse. Elle va bien. Jacky aussi.

Je ne suis pas très sûr par contre que notre planète et nos sociétés soient dans le même état. L’hommage à Médecins du Monde est toujours d’actualité et le sera encore pour un moment… Parmi les bonnes résolutions de l’année débutante, vous pouvez aussi faire comme moi et envoyer un petit don à MSF ou à la CIMADE, ou bien encore à des tas d’autres associations qui sa battent pour que le monde soit un peu moins laid.

La patiente du Dr Moustache que j’ai fait hospitaliser en urgence est rentrée à la maison. Après avoir pensé à une tumeur neuroendocrine, finalement l’hôpital ne lui a rien trouvé d’autre qu’une surcharge en médicaments anti-hypertenseurs et ils ont simplement allégé son traitement.

Comme je le disais dans un commentaire, le Dr Notos n’a pas fini de faire des dégâts… Gilles a tout de même été voir le gastro-entérologue qui lui a confirmé qu’il n’avait pas d’hémochromatose. Le seul effet positif de cette lamentable histoire, c’est que Gilles a tellement eu la trouille qu’il s’est repris sur le plan alimentaire et qu’il a perdu 5 kg. Reste à voir si ce sera durable.

Voilà, finalement ils ne vont pas trop mal mes patients.

Pour ma part, je continue ma route à leurs côtés.


15 Jan 2011

Blog participatif : « le bilan général »

Les mésaventures de Gilles, m’ont décidé à faire ce billet auquel je pensais depuis un moment.

Régulièrement, des patients me demandent un « bilan complet ».

Je leur réponds habituellement qu’un « bilan complet », ça n’existe pas. Que, même si on leur pompait leurs 5 litres de sang, je ne suis pas sûr qu’on puisse faire tous les tests possibles. Que les prises de sang, contrairement aux entrailles de poulet, ça ne permet pas de forcément tout voir et deviner. Et que, en plus d’être assez inutile, ça peut même être dangereux.

Cependant, comme tous les médecins de France (enfin… je pense), je prescris régulièrement des « bilans de base » à des patients en bonne santé.

Je me suis demandé s’il existait des recommandations à ce sujet. Je n’en ai pas trouvé de sérieuses et argumentées. Ni en français, ni en anglais.

Si quelqu’un en connaît, je suis preneur.

C’est quand même un peu gênant pour quelque chose que l’on fait si couramment et qui doit quand même, au final, coûter quelques sous.

Je me suis donc décidé à tenter cette expérience de blog participatif : le présent billet sera finalement écrit grâce à la participation de tous les lecteurs. Qui le voudront bien.

Voici la question :

Vous avez devant vous un patient (homme ou femme) de 30 à 70 ans qui vient pour un rhume banal. Il n’a aucun problème de santé particulier, aucun antécédent particulier, ne prend aucun traitement habituel.

Il n’a pas eu de bilan sanguin depuis au moins dix ans.

Lui prescrivez-vous un bilan sanguin « de routine » ?

Si oui, quelle fréquence vous semble justifiée ?

Que prévoyez-vous dans ce bilan ?

***

Pour la question de la fréquence, vous pouvez utiliser les sondages ci-dessous.

J’ai distingué deux tranches d’âge, imaginant que les résultats pourraient différer.

Quelle fréquence pour un "bilan général" entre 30 et 50 ans ?

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Quelle fréquence pour un "bilan général" entre 50 et 70 ans ?

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***

Pour le contenu du bilan, la question est ouverte mais merci d’argumenter vos propositions.

Si vous pensez qu’il convient de distinguer en fonction du sexe ou de l’âge (dans la tranche d’âge proposée), là aussi, merci d’argumenter.

***

Voici ma proposition de bilan :

Ce que je fais, et je pense qu’il faut le faire :

Créatinine – Glycémie à jeun – Lipides

Arguments :

– les dyslipidémies et le diabète sont des pathologies/anomalies qui restent longtemps silencieuses, pour lesquels on dispose de traitements efficaces. Il me semble dangereux d’attendre d’en arriver aux complications cliniquement parlantes.

– l’insuffisance rénale n’est symptomatique qu’à un stade très avancé. De plus, il est nécessaire d’avoir une idée de la fonction rénale de base du patient pour le cas où l’on serait amené à lui prescrire un traitement potentiellement néphrotoxique.

Ce que je fais, je pense qu’il faut le faire mais je ne suis pas sûr à 100% :

TGO, TGP et GGT – NFS

– Je me dis qu’il est probablement utile de doser les enzymes hépatiques pour ne pas méconnaître une hépatopathie chronique. Mais je ne suis pas très sûr de la « rentabilité » de ces dosages. Pas très sûr non plus de l’intérêt de doser TGO et TGP ou GGT et pas les PAL.

– Pour la NFS : recherche d’anémie, de macrocytose, d’hémopathie ? Là non plus, je ne suis pas très sûr de la « rentabilité ».

Ce que je fais, mais je suis en train de l’abandonner petit à petit :

CRP

Je la faisais faire traditionnellement mais je me demande vraiment si ce n’est pas un pur « grigri » et je suis en train de lutter avec moi-même pour laisser tomber progressivement.

Ce que je ne fais pas :

Tout le reste

***

Et vous ?

P.S. Merci à G. pour la photo


2 Déc 2010

La vie à sac

Je souhaite garder à ce blog son caractère personnel et indépendant.

Pourtant, cette fois-ci, je vais faire un écart en relayant cette campagne de Médecins du Monde.

La thématique n’est pas étrangère à mes sujets de préoccupation habituels. Le fond est juste. La forme est belle.

Ce sera aussi un hommage à tous les bénévoles et militants, de France et d’ailleurs, de MDM et des autres associations, qui n’ont pas renoncé à essayer de dresser des barrages contre le Pacifique. Qui continuent à donner d’eux-même pour que, malgré l’évolution de notre monde, on ne perde pas tout à fait le sens de la fraternité.

Une pensée particulière à ma mère qui, il y a quelques années, assurait des permanences dans un bus de nuit de la mission France de  MDM. Elle allait ainsi à la rencontre de toxicos et d’autres « marginaux ». Elle me confiait ses moments « chauds », tendus, bruts de décoffrage ou simplement cocasses qu’elle prenait soin d’épargner à mon père pour ne pas trop l’effrayer…

#Fier



8 Août 2010

Tous les chemins mènent au blog

C’est l’été, mon dernier billet était un peu sombre, on a envie de se détendre et de se changer les idées et mes prochains billets en gestation ne sont pas plus hilarants que ça. Je vais donc me laisser aller à un peu de facilité.

Après 6 mois, il est temps de faire ma petite cérémonie des Googlars : la liste des requêtes Google qu’ont saisi des internautes pour atterrir sur mon blog. Je dois bien avouer qu’elle est moins riche que celles d’une dresseuse d’ours, mais il y a quand même de quoi faire.

Bien sûr, les fautes de frappe et d’orthographe sont d’origine.

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Catégorie « Je me demande vraiment ce qu’ils cherchaient »

1 comprimé trois fois par jour pendant 10 jours + dr house : c’est pour traiter un lupus ?

au bonheur des dames mais de l’autre : voyons, voyons… Balzac ? Hugo ? Rimbaud ? Maupassant ? Duvivier ? Cayatte ?

blog message professionnelle carte vacances

eh bien… tu m’as dit il y a quelques temps… : oui ?

je sais pour un certain f et une s qu’il se passe quelque chose entre eux : mais quoi ? mais quoi ?

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Catégorie « Nos amis les bêtes »

C’est dommage, personne ne recherche de renseignements sur la vie des ours chez moi. Je me rattrape, un peu, avec les cochons d’Inde…

bouchons cérumen cochon d’Inde : les envoyer à Guillaume.

otite interne du cochon dinde y a-t-il une guérison : j’espère bien, pauvre petite bête.

mamelles à la campagne : il y a bien quelques limousines à côté de mon cabinet. C’était bien ça ce que vous cherchiez ?

vieille cochonne : en bon français, c’est une vieille truie.

gerer une mise a bas chatte errante en exterieur : ouh la ! Allez plutôt demander à Boules de fourrure.

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Catégorie « Le Dr Borée répond à toutes vos questions. Ou presque. »

gynécologie que veux dire l’abréviation cu : c’est le cuivre. Pour qu’un DIU soit efficace, il en faut au moins 350 mm². Et du coup, ça répond à l’autre question que vous vous posiez sûrement : « Ça veut dire quoi le ‘380’ après le ‘Cu’ ? »

hystéromètres+à quoi ça sert ? « Hystero » = utérus – « Mètre » = qui mesure. Ça sert à mesurer la profondeur de l’utérus avant de poser un DIU.

l’enfant peut-il aller à la piscine avec un yoyo ? Mais oui !

le lubrifiant peut il fausser une colposcopie : Mais non !

pas vu de gynéco depuis 5 ans : ce n’est pas très bien. Tous les 3 ans, c’est mieux. Un généraliste qui sait y faire, ça marche aussi.

combien de temps après le retrait du sterilet mirena recois ton ces regles : la réponse est « ça dépend », le plus souvent dans un délai de 6 à 8 semaines. Par contre, mon petit doigt me dit que vous êtes Alsacienne, vous.

j’ai une gastro je peux aller au gyneco quand même : mmh… ça risque de ne pas être très confortable, en effet. Mais vu les délais de rendez-vous…

qu’utiliser comme lubrifiant : pour les câlins, je vous recommande un lubrifiant à base d’eau. Pour votre voiture, voyez plutôt avec votre garagiste.

je vais faire quoi à la retraite : aller à la pêche, faire des voyages, finir la pile de livres qui traîne sur la table de nuit, se lancer dans un potager bio. Bref, tout ce que moi je n’arrive pas à trouver le temps de faire !

les enfants peuvent ils souffrir dans une piscine d’eau de mer : ça dépend combien de temps on leur laisse la tête sous l’eau.

comment appelle-t-on un faiseur de miracle : un médecin qui traite un coma hypoglycémique !

le meilleur o.r.l. de France : je ne sais pas. Mais le meilleur généraliste, c’est moi, bien sûr !

quel est le nom de la mère de borée ? : « Maman »…    Naaan, plus sérieusement, c’est peut-être Eos que vous cherchiez.

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Catégorie « Ça les travaille. Et bien, même »

J’ai hésité pour cette catégorie… J’ai quand même fait un peu de ménage pour ne pas trop tomber dans la vulgarité. Si ? Un peu quand même…

cobaye pour examen gynéco –  cobaye pour la médecine anglaise –  cobaye pour les études en gynécologie –  gynécologue patientes cobayes : c’est beau tous ces gens qui s’intéressent à la recherche médicale !

blog vieux vicieux –  papi vicieux : je peux vous présenter Robert.

blog jeunes mameles : à ranger dans la catégorie « Nos amis les bêtes » ?

infirmière « pantalon sur les chevilles » –  secretaire française cochonne –  secretairer sans culotte : le fantasme de l’uniforme…

s enduire de lubrifiant : hum… avec de l’huile, ça pourrait faire un poulet à la broche.

speculum-dans-la-quequette : ouch !

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Catégorie « Divers »

aucune nouvelle gynéco après frottis : pas de nouvelles…

aujourd’hui frottis : et lundi, c’est raviolis.

blog genicologie : c’est pour le frottis de la lampe magique ?

gynecologue de merde : ça…

le conjoint se rend compte qu’on a du gel lubrifiant : lui expliquer qu’on devait faire un frottis et qu’on avait lu le blog de Borée.

fabriquer gel lubrifiant –  fabriquer son gel lubrifiant maison a base d eau –  idée de lubrifiant maison : bonjour les bricoleurs ! Sérieusement, allez plutôt en acheter en supermarché.

on na pas de lubrifiant : voir avec les bricoleurs s’ils ont trouvé une recette.

j’ai jeté la boite du vaccin : tête en l’air !

ma fille insupportable à cause des otite séreuse : sales gosses !

vieux parents ingérables : sales vieux !

cholestase granitique : c’est mimi, ça. Tapez plutôt « cholestase gravidique », ça marchera mieux.

hippo dans la glicimie : encore plus mimi !

la diphterie on en meurt ou on en reste idiot : parfois on en guérit aussi.

pronation douloureuse homéopathie : moi je veux bien que l’homéopathie soigne tout mais là, franchement, il y a plus simple.

un bisou sur le doigt diabete : très bonne idée, à chaque fois qu’on pique le doigt pour la glycémie, un bisou et apumal !

l’amour mais pas la guerre : on est d’accord.

recherche boule de lessive vizirette : là, vraiment, dites moi comment vous êtes arrivé sur mon blog, je veux savoir !

 

Edition du 30/08/2011

L’ami Boulet m’a offert un dessin pour illustrer ce billet :


8 Juin 2010

Vacances

Un petit billet-parenthèses pour m’excuser par avance…

Je pars trèèès loin pour mes premières vraies vacances depuis trèèès longtemps.

Vu que je serai dans un endroit sans internet ni même électricité, je ne serai donc pas là pour valider les commentaires de nouveaux intervenants dans les prochaines semaines. Désolé donc, si vos commentaires n’apparaissent pas avant mon retour.

Je m’étais fixé pour principe de me cantonner à ma vie professionnelle dans ce blog mais je ne peux m’empêcher d’y faire un petit accroc.

Si donc, vous voulez vous épargner une réflexion personnelle et non médicale, vous pouvez vous arrêter ici, je vous dis à bientôt. 🙂

Sinon…

Comme je le disais, je pars dans un pays lointain et mes seules obligations se sont résumées à refaire mon passeport. Un peu glacé par le relevé d’empreintes digitales mais ce n’est pas la mort et je n’avais pas le choix…

Parallèlement, un ami turc m’a sollicité pour venir visiter notre beau pays durant cet été.

Il y a bien des années, alors que je me promenais sac au dos en Turquie, je l’avais rencontré dans un bus et il avait hébergé quelques jours l’inconnu que j’étais.

Bien la moindre des choses de lui rendre la pareille.

Seulement, dans ce sens là, c’est beaucoup moins facile. Il a fallu que je lui adresse une « Attestation d’accueil ».

Jusque là, je ne savais même pas que ça existait tellement c’était naturel pour moi que de partir à l’étranger ce n’était pas très compliqué.

Déjà, ça coûte 45 €. Cool.

Et puis, il a fallu que je passe à ma mairie pour présenter un justificatif de domicile, copie de ma dernière feuille d’imposition, de ma dernière taxe foncière, superficie de mon logement, nombre d’habitants, … On m’a épargné la carte de groupe sanguin.

Ça va que le maire n’est pas facho et que j’ai de bonnes relations avec lui.

Et surtout, j’ai signé un « engagement » stipulant que j’étais « informé de ce que, sur la demande du maire, un agent de ses services ou de l’office des migrations internationales est susceptible de venir procéder à mon domicile à une vérification de la réalité des conditions d’hébergement et (que) je déclare donner mon consentement à cette initiative. »

J’avais vraiment les boules en faisant tamponner ce formulaire…

Mais, bon, pas d’inquiétude, Brice, il n’y en a qu’un !


4 Mar 2010

Abonnement

Je ne m’y connais pas trop mal pour utiliser les fonctions du net mais je n’ai toujours pas vraiment réussi à comprendre l’utilisation des flux Rss pour les blogs. C’est super simple me dit mon ami mais, désolé, je dois faire un blocage.

Pour ceux qui sont aussi limités que moi et qui souhaiteraient néanmoins être avertis des nouveaux billets, il y a dorénavant une fonction d’abonnement qui utilise les bons vieux mails.

Et c’est gratuit ! 🙂


7 Fév 2010

Tribute

Voilà quelques temps que je pensais à me jeter à l’eau.

J’avais parcouru quelques blogs du champs médical et j’avais fini par me dire que, moi aussi,  j’avais peut-être quelques choses à dire au sujet de mon métier, de mes expériences.

Qu’en toute immodestie, ça pouvait aussi intéresser quelques personnes.

Et puis, sinon, que ça me ferait toujours un journal intime à relire, la larme à l’oeil. Quand je serai vieux.

Il faut dire que le système de santé français ne brille pas par son ouverture d’esprit et ses capacités d’innovations. Si ce n’est pas sur internet qu’on peut dire les choses, il ne faut pas compter sur nos « instances officielles » pour le faire.

Bref, si vous lisez ce blog et qu’il vous inspire quelques réflexions, ce sera déjà pas mal.

Pour terminer ce tout premier billet, je voulais faire une petite courbette spéciale pour trois bloggeurs spéciaux :

  • Thomas, un infirmier un peu globe-trotter, très amusant et doué autant pour se moquer des autres que pour l’auto-dérision ;
  • Le fils du Dr Sachs, mon frère quasi jumeau. Pour moi aussi, le Dr Sachs a été un déclic. Comme lui, j’ai fait le pari d’une médecine de famille à la campagne, d’une médecine humaine ET de qualité. Pour le moment, le pari est tenu.
  • Et last but not least, Rrr, la Dresseuse d’ours, le must du blog médical. Un médecin à couettes qui dit tout ce que j’ai envie de dire mais avec tellement de style ! Si mon coeur n’était pas déjà pris, voudrais-tu m’épouser ?!?

Que les hommes m’accordent leur estime si j’arrive à atteindre une petite parcelle de leur talent. Que je sois couvert d’opprobre et méprisé si j’y manque. *

(* librement interprété du serment d’Hippocrate)